Il y a (comme dans n'importe quel domaine) des références, un mètre étalon. La Norton Manx n'est pas loin de porter ce lourd fardeau en terme de moto de compét'. Déjà pour son efficacité (en même temps, une bouse qui se traine n'ira jamais loin en course), une conception qui recouvrira de poussière la concurrence et le tour était joué. Norton profitera toujours (et – malheureusement – encore maintenant) de l'aura de cette magnifique machine.
Certains n'hésitent pas à s'emparer du mythe. Hommage, inspiration en berne, prétention ou tout simplement goût de chiotte ! Reprenant la plupart du temps les "codes" de cette moto : réservoir gris aux filets rouges et noirs, selle mono au passe poli rouge. Mais une moto (enfin pas celle-là) ne se limite pas a ces quelques clichés. C'est l'équilibre des proportions, la bonne répartitions des matières, de la peinture… en "gros", sont architecture qui marque et fait qu'un objet devient un classique.
Quand c'est un gars dans sont garage qui bricole sont engin, c'est pardonnable mais quand une marque s'empare de ces codes… ça devient lamentable ! Mais ceci est un autre sujet…
Voilà encore une saine lecture qui retrace l'histoire de cet avion commandité par Ettore Bugatti à l'ingénieur belge Louis de Monge. Conçu à la base pour courir la coupe Deutsch de la Meurthe en 1938. Equipé de 2 8 cylindres en ligne placé quasiment l'un derrière l'autre et derrière le pilote entouré par les arbres de transmission. Un design aussi reconnaissable qu'une auto de la même marque et la légende était lançait. Pour autant, le seul exemplaire restant a bien failli disparaitre. Parcourt chaotique et finalement récupéré par un américain le dépossédant de ses 2 moulins pour qu'ils réintègrent des engins a 4 roues. Le livre retrace tout l'historique du projet, des croquis de base jusqu'à la restauration actuelle. Riche autant en illustration (pourtant rares) qu'en explications. 220 pages de plaisir.
Bravo donc Jaap Horst qui a rassemblé tout ces éléments
Pour flater le regard et caresser l'audition, voici 4 zingues de la seconde guerre avec un point commun,
tous équipés d'un V12.
Honneur au plus beau, le Spitfire. Mu par son légendaire Rolls-Royce Merlin, ronronnant et envoutant.
Un design magnifique… et une super classe.
Son collègue de baston, le Messerschmitt Bf 109. Particularité, son moteur Daimler-Benz est inversé
(c'est à dire le bas-moteur en haut). Pas vraiment beau, puisque dessiné à coups de serpe mais redoutablement efficace… à l'allemande quoi !
L'américain. Quelque peu racoleur (on ne se refait pas) avec son fuselage poli, la bête n'en reste pas moins une des meilleurs machines de cette guerre (encore utilisé aujourd'hui pour des courses). Débutant avec un moteur Allison, on lui greffa vite un Merlin bien plus puissant.
Le P51 Mustang… et son sifflement caractéristique.
Et enfin, le français. Beaucoup moins connu que ses acolytes… et c'est bien dommage.
Le Dewoitine D.520. Mis en l'air par un V12 Hispano-Suiza, ce qui ne manque pas de gueule.