lundi 9 mars 2020

LE Rock'nRoll

Posez le bouquin sur la table, ouvrez la bouteille, servez-vous… La couverture est douce et éclatante, arrogante comme un camion de pompier. Le papier fin et jaune, la mise en page biblique vous placent tout de suite dans un décor moite et électrique. Réservez-vous. Mais avant de commencer, d'une main caressez la couverture, de l'autre chercher Live at Star Club, Hamburg 1964 sur votre portable. Validez, cochez ou volez le, mais envoyez la sauce. La tarte dans la gueule est immédiate, solide et implacable, personne n'y résiste, c'est efficace est rodé comme un vrai papier musique. Laissez le son à fond, si ce n'était pas déjà le cas, ne vous réservez pas et disparaissez. Pour les autres, mettez-vous un double, c'est pour moi. Vous êtes prêts ? C'est parti pour la leçon. LA leçon. Celle que vous n'oublierez jamais, celle qui vous marquera toute votre vie… OOOooohh… elle n'est pas du prêtre du coin… pas d'un philosophe cathodique trop propre… elle est de ce bon vieux fils de pute de Jerry. Oui, Jerry, Jerry Lee Lewis… ce bon vieux pèquenot, ce plouc, ce peigne-cul de Louisiane, cet espèce de blondinet en costume. JERRY LEE LEWIS. The Killer. Celui qui fout le feu au piano. Celui qui parle à la troisième personne. Celui qui toise Chuck Berry après avoir brulé son piano et chauffé le public à blanc. Celui qui à balancé sa frangine de la falaise. Celui qui à tiré sur un de ses musiciens. Celui qui à épousé sa cousine de treize ans. Celui qui à épuisé cinq femme. Celui qui traitait Elvis comme une sous merde. Mais celui aussi qui savait comment enflammer une scène et ses spectateurs. Celui qui martelait son piano comme s'il était responsable de toutes ses misères. Celui qui roucoulait dès qu'une colombe rentrait dans son périmètre, celui qui a traversé toutes les époques, joué sur toutes les scènes. Celui qui à survécu à ces branleurs de Beatles et de Stones, avec leurs escortes de chevelus camés et attifés comme des gonzesses. Putain, celui qui joue du Boogie-woogie, comme il aime à le dire, mais qui n'est rien d'autre qu'un vrai combat, une bagarre et c'est pareil pour la Country et le rock'n roll, tout ceci n'est qu'une guerre de deux heures. Réservez-vous, si il en reste, jetez-vous dans cet ouvrage stylé et terriblement rock'n roll comme l'est Nick Tosches et comme l'est l'un de ses deux derniers représentants (Little Richard étant encore lui aussi debout). C'est du pur rock'n roll, dans l'attitude et dans la musique, dans son existence et dans sa légende, dans son cœur et dans ses tripes. Ce n'est rien que LE rock'n roll. Et j'aurais bien filé une paye pour lire un truc pareil, alors pour moins de vingt balles, c'est carrément donné.



Hellfire de Nick Tosches, éditions Allia

jeudi 27 février 2020

Pure chiotte

Voilà comment j'aime une moto.
Dans son jus, qui fait son âge, un petit réservoir (là, on ne peut pas faire plus petit),
des jantes noires, basique, primaire.




sur le Rad

mercredi 19 février 2020

Bon Scott éternel

Il y a quarante piges, le chanteur d'AC/DC était retrouvé mort dans une bagnole à Londres.
Un putain de chanteur disparaissait mais une légende venait de naître.


vendredi 14 février 2020

Pour le week end

Moi aussi j'ai envie de mettre en short, de sortir ma plus belle chemise hawaïenne
et marcher pieds nus dans le sable…


H de guerre

Ce Type H n'est sûrement pas venu du Gard jusqu'au Japon… encore que. 
Vu l'équipement intérieur, il pourrait faire le voyage. Je suis plus septique sur la carrosserie.
Le show de Yokohama arrive toujours à nous surprendre.



Via l'excellent Rad Jalopy

lundi 10 février 2020

Le Maître lève le pied.


Et oui, j'ose le dire, Monsieur Zégut est mon maître. Celui que j'écoutais quand j'étais môme, sous ma couette avec un Walkman radio, qui envoyait du lourd dans son émission Wango Tango, a forgé ma culture musicale. Mon père écoutais Georges Lang (autre puits de science musical) et moi le tailleur de menhir. A l'heure ou l'on parle de retraite, le nombre de printemps du bonhomme ne représentent pas grand chose par rapport à sa fraîcheur d'esprit, même s'il ne porte plus de dolmens, il y a un temps pour tout et celui de profiter ne doit pas passer derrière les autres. Francis passe donc à une émission par semaine, le dimanche soir, de 22h à midnight et toujours sur la même radio.
Je vous invite à aller sur son nouveau site, plus complet que le précédent. Et rien que sa description de ce que la musique représente pour lui, devrait être gravé dans le marbre (pour changer du granite).

La Queen

C'est casse gueule d'appeler sa préparation comme ça. Même en y mettant un moteur Vincent,
un featherbed et une bulle Velocette… faut pas se rater. Et les italiens de Stile Italiano, une fois de plus,
on fait ce qu'il fallait. Démonstration.




Leur site est, via le Rocket

Papy s'en est allé…

Je le regardais aussi dans les Mystères de l'Ouest mais c'est vraiment dans les Têtes Brulées que je l'adorais. Avec sa bande de casse cou indomptables, son clébard et surtout son zinc. Voilà certainement un des déclencheur de ma passion pour la belle mécanique.
Bon vent pour l'éternité Monsieur Conrad… en Corsair bien évidemment.