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mardi 16 octobre 2018

Réflexion

C'est toujours un peu difficile d'admettre que quelque chose va disparaître.
Nous, motards, accrochés à nos clichés (ou à nos "valeurs" selon du côté où on se place),
allons sans aucun doute devoir changer nos habitudes, notre façon de voir et même, je pense,
devenir autre chose que des gros bourrins, carburant au sans plomb, à la gomme brulée et à l'adrénaline,
et érigeant au rang de symphonie les décibels crachées de nos mégaphones.

A voir ces deux vidéos, je me dis que l'avenir risque d'être bien triste.

La première, ou j'imagine les 24 Heures du Mans… sans bruit, avec des écuries sponsorisées par Duracell, Energizer et Wonder, avec un publique qui applaudirait mollement car non galvanisé par des surrégimes relayés par des pots vides et qui boirait de l'eau de glacier ou du thé bio parce que c'est bon pour la planète.




La seconde, une vie bobotisée, calibrée, aseptisée et pire encore… froide.
Je branche mon Mac, j'me fais une capsule pour engraisser Georges (qui lui, pas con, fait du Riva sur le Lac de Côme), je sors ma moto (ou mon Mixer) de mon salon pour aller faire un (petit) tour parce qu'il fait beau, voir la mer comme elle est belle, entendre les oiseaux comme y sont beaux, faire corps avec la nature parce que j'le vaut bien… et puis reviendre parce que j'aime pas quand chui loin de chez moi et puis y'a plus de WiFi.

Quelle vie nous promet-on ? J'en sais foutre rien… mais je ne veux pas de celle-là.


Saroléa MANX7 from SAROLEA on Vimeo.

lundi 12 décembre 2016

Entre 2 guerres… Wild Style

Une sélection de ce que j'aimerais bien dans mon garage concernant ces superbes années.
Et pour faire plaisir au amateur du genre… y'en a !

Je commence sans aucune objectivité par ma marque préférée… un modèle 18, 500cc de 1927…

La mythique R51 de 1939…

Une petite mais massive belge (y'en a aussi), FN Sahara de 1929

Une française, populaire et increvable, Motobécane B33A, 250cc de 1933

Une autre belge, équilibrée et juste magnifique Saroléa de 1929 (comme tous les modèle de cette marque)

Une rarissime Scott SuperSquirell 600cc de 1927, tout sur cette machine est particulier… splendide !

So Britsh Sunbeam 95L 500cc de 1935

Toutes ces photos viennent du site Yesterdays, allez faire un tour et si le gros bonhomme rouge vous gate,
vous pourrez vous faire plaisir… elles sont toutes à vendre !

vendredi 5 juin 2015

Saroléa SP7

  La volonté de vouloir faire revivre (si tant est que le mot soit approprié) une marque défunte m'excède. Dans un premier temps, tout ce que j'ai pu voir ne me plait pas (de Triumph à Norton, en passant par Brough Superior, The Vincent, Indian… et j'en passe). Dans un second, ma naïveté m'ayant quitté depuis bien longtemps, je ne vois pas l'intérêt de faire du neuf avec du vieux à part pour faire de la tune sur le dos de ce qui croient que l'un et l'autre se valent. Toutes ses néo-rétro, ces classics, ces vinages (enfin appelez-les comme vous voulez) n'ont aucun autre but que de faire croire à ceux qui les chevauchent, qu'ils promènent avec eux toute l'histoire, le vécu et l'identité de la marque.
Pour autant, certains semblent avoir compris qu'en terme de création de véhicules contemporains, il fallait se tourner vers l'avenir (je parle bien de CRÉATION, pas de copie grossière ou de "réchauffé") et qu'a coup sûr, la raréfaction des énergies fossiles (jusqu'à leur disparition) allait nous pousser vers l'électrique.
Les belges de Saroléa Racing l'ont bien compris et n'ont pas fait les choses à moitié. La moto mise au point, direction l'Ile de Man, catégorie TT Zero (ce n'est pas un TT pour les nuls… c'est pour "zéro émission") et roule ma poule ! Bilan : elle devient la moto la plus rapide dans la catégorie. Bravo.

Mais vous me direz, "pourquoi, l'appeler Saroéla ?" Et ben, j'en sais rien ! Drôle de monde…




Voilà pour moi ce qu'est une Saroléa. Une superbe machine de course, avec un équilibre qui frôle la perfection.