Y'a des trucs comme ça… on ne c'est pas trop pourquoi, mais on passe au travers. C'est le cas de cette bande annonce. Je m'en suis servi pour parler d'autre chose mais en la regardant plusieur fois, j'y ai compris pas mal de choses. J'ai comme l'impression que cette île, le temps de chaque course, devient une "porte" entre la terre ferme et l'au-delà. Enfer ou paradis ? Ces pilotes mériteraient l'enfer tant ils doivent faire souffrir leur famille et tout leur entourage ! Mais c'est le prix à payer pour participer a ce genre d'épreuve. Parce que traverser des patelins à 260 Km/h n'est pas forcément naturel. Une fois que leurs pieds ne touchent plus le sol, ces hommes – si tant est qu'ils en soient encore – déconnectent de la réalité, enfin celle du commun des mortels, pour ne plus voir que la leur, ne faire plus qu'un avec leur moto et finalement s'annuler. Parce qu'il faut véritablement s'annuler pour supporter un tel engagement autant physique que mental. Cette année, un pilote français engagé dans un des plus grands team présents, a renoncé à courir après les essais… voyant sa fin arriver. Pour courir avec l'esprit de compétition qui s'impose pour gagner – et même pour participer –, il faut bien comprendre là où on est, tout en sachant l'oublier pour s'épargner trop d'"autopression". L'annulation de soi, permet de mettre de côté la douleur occasionnée par les 6 tours de 60 bornes à plus de 200 de moyenne. Il faut mépriser le danger mais ne jamais l'annuler, repousser les limites en sachant que l'erreur se paye cash. Ces mecs là, ne sont pas des surhommes mais des combattants, des guerriers, des barbares même. Qui aiment quand ça chahute, quand ça cogne. Mais qui ne sont plus qu'un esprit pilotant une moto. Ils savent pourquoi ils sont là. Ils savent qu'une fois la bataille fini, ils pourrons aller boire une bière au pub en sachant qu'il manquera un ou plusieurs potes à l'appel. Mais pendant le combat, rien ne les arrête, freiner le plus tard, accélérer le plus tôt, raser les murs, frôler les trottoirs, oublier le relief de la route, le temps changeant, savoir où doubler les autres participants……rien ne doit perturber ce but. Celui de savoir si cette "porte" va s'ouvrir brutalement pour les aspirer vers un tragique destin ou les laisser du coté des vivants, leur faisant encore espérer de ne pas être le prochain sur la liste. Et tout ça pour quoi ? me direz-vous. La gloire ? On a du mal a connaître le vainqueur qui n'y gagnera que son nom graver sur la coupe, alors ceux qui ont "juste" fini la course sont d'illustres inconnus. L'argent ? On doit être loin des sommes englouties en MotoGP… loin, très loin ! Mais là n'est pas le propos. Ces mecs ne sont pas là pour se remplir les fouilles. Par contre, leur nom posé à côté des autres vainqueurs, ça c'est pour l'éternité… comme le fait de foirer un virage, casser une chaîne ou une mauvaise réception après une bosse, il y a de fortes chances qu'ils finissent au panthéon de ceux qui y ont laissé leur peau et là, c'est dans le marbre que c'est gravé.
Et oui encore une bande annonce d'une vidéo sur le TT. Là, c'est celle de Duke Vidéo, qui nous gratifie chaque année du compte rendu de chaque courses. Ça change un peu des vidéos de virées entre potes, certes très bien filmée… mais qui n'ont aucun intérêt. Machin va chercher le pain, Truc en Ardèche, Bidule prend la pose dans le soleil couchant…… putain c'est beau, avec la musique chui limite au bord des larmes. Enfin voilà, là c'est du lourd. Des mecs avec une grosse paire qui joue leur vie pour leur passion… je sais, ça n'a rien d'intellectuel…… mais eux, au moins, ne font pas dans le folklore. Ça change et ça fait du bien.
La "révolution" du 4 pattes Honda, mettant fin à la suprématie des motos anglaises, était finalement plus axée sur la fiabilité et la volonté de faire entrer la moto dans le monde moderne plutôt que sur le choix technique en lui même. Le manque de fiabilité et une approche de la mécanique désuète ont fini d'achever l'industrie britannique. Mais le 4 cylindres n'est pas une invention nippone……
C'est toujours un plaisir de voir des meules (je trouve que c'est moins valables sur les autres véhicules) dans leur jus. Un peu pourrave, qui en ont pris plein les valoches, qui ne cache pas leur âge. Ca les empêche rarement de fonctionner et je trouve que ça leurs donne une gueule terrible.
Quand j'ai commencer à m'intéresser à la motocyclette (enfin sérieusement) mes potes plus agés, qui eux roulaient déjà et avaient pas mal arpenter les routes me racontaient leurs périples. C'était l'époque des premiers SuperRally du FreeWheels et surtout celle ou rouler avait encore un sens et ou la moto n'était pas devenu un moyen d'encanailler les bobos citadins. Les pétoires avaient de la borne, les gars qui les chevauchaient les connaissaient par cœur (évidemment c'est eux qui les avaient construite) et le monde était une vaste étendu qu'internet n'avait pas encore réduit. Un homme incarne a mon sens cette période (post 70's) c'est Richard Piasecki. Sa moto, un Shovel affuté (double Magneto, gros S&S, circuit d'huile revisité…) avait surtout la particularité d'avoir toutes les pièces habituellement polies ou chromé… plaqué or !!! Sa peinture violette était recouverte d'arabesques elles aussi à la feuille d'or…… une vraie bécane unique. Le proprio était totalement raccord avec son engin (c'est l'inverse aujourd'hui). Mes potes me racontaient que pour démarrer sa machine, Richard sortait une botte de son sac pour éviter de kicker en sandales !!!!
Les deux photos qui suivent évoquent pour moi toute la liberté de rouler en moto, c'est EasyRider… mais en vrai !!! Toute une époque !!!
C'est mon pôte Xavier qui m'a fait découvrir ce groupe. Peu de temps après, je tombe sur l'émission de Manu Katché où la fratrie était invité. Le morceau qui m'a le plus marqué (la première vidéo), m'a littéralement laissé sur le cul. Daisy, la plus jeune (16 ans) joue comme si elle allait mourir après le set. Le tournage dans les coulisses, me conforte dans ma position (sur le cul donc !), quand je vois les autres invités scotchés devant l'écran de contrôle, quand ils voient la gamine envoyer du lourd avec son harmonica.
Désolé pour la fin de la vidéo……… qui n'a rien a voir !!!!
La seconde vidéo est un duo avec l'invité principal de l'émission, Monsieur Jean-Jacques Milteau. Un harmoniciste qui a joué avec les plus grands, et roulé sa bosse un peu partout. Un Bonhomme, un Taulier !!! Daisy, toujours elle, entame le morceau sans complexe. Reléguant le quinquagénaire au rend de figurant. Habitée la petite. Il en rigole… marque d'un grand monsieur.
Je ne sais plus qui m'a envoyé un jour cette vidéo, mais en écoutant juste le son j'ai eu l'impression d'entendre une grosse loco vapeur qui chantais. Mais le coup d'œil vaut la peine aussi… c'est hyper en place, dynamique et marrant.